VOILA UNE PETITE ADRESSE QUI N’AURA FAIT QU’UN PETIT TOUR. LE BAGWAN FUT EN EFFET L’UNE DES PREMIÈRES VICTIMES DE LA CRISE DU CORONAVIRUS… DOMMAGE, ON Y AVAIT DÉCOUVERT UNE CUISINE CHINOISE TRÈS INTÉRESSANTE…

Un resto ouïgour à Ganshoren, voilà qui est inédit. À ce point inédit que, depuis l’ouverture de Bagwan, le bruit s’est répandu comme une traînée de poudre dans la communauté ouïgoure, mais aussi chinoise. Car si les Chinois répriment les Ouïgours, cela ne les empêche pas d’adorer la cuisine de ce peuple turcophone musulman de la province autonome du Xinjiang, au nord-ouest du pays.

Géographiquement et culturellement très éloignée de Pékin ou Shanghaï, la cuisine ouïgoure est très spécifique, avec de nombreuses influences musulmanes. Pas d’alcool au menu donc — il faudra se contenter d’eau ou d’un très spécial thé au lait ouïgour (4€) — mais des Zia Kawap (2,50€), une belle brochette d’agneau façon chiche-kebab à la viande ultra-tendre. Ou, certains soirs, du polo (13€), le couscous local.

Sans oublier le classique dapanji, le « big chicken plate » pour 2 ou 4 personnes (25/40€). Soit des morceaux de poulet grillés servis avec des pommes de terre et de l’ail dans une sauce épicée au poivre du Sichuan, badiane, cumin… Savoureux!

Mais on trouve également chez Bagwan les traditionnels laghman, version ouïgoure et ouzbek des lamian, les nouilles étirées chinoises (qui ont également donné les ramen japonais). Faites maison, elles sont présentées entières, avec un bouillon de légumes (13€).

Ou alors coupées en petits morceaux et revenues au wok avec un peu de viande hachée (14€). À arroser de vinaigre noir et de piment pour un goût authentique!

Mais ce qu’on préfère, ce sont les rangpiza (6€), de grosses nouilles préparées avec de l’amidon de blé servies froides avec une sauce très piquante. Dépaysant!

Envie d’y goûter?

  • 138 rue de l’Eglise Saint-Martin, 1083 Ganshoren.
    Fermé vendredi midi et lundi.
    Rens.: 02.217.33.50.